Avant de rentrer dans le vif du sujet de cet article, rétablissons une vérité bien trop longtemps déniée : chaque pays d’Asie a ses particularités culinaires. Pas un pays ne fait comme l’autre, même s’il est vrai que le riz est à la base de nombreux plats. Qu’on se le dise, les nems sont une spécialité vietnamienne, et non pas chinoise. Et la nourriture coréenne, même si elle présente des similarités, ne peut pas se confondre avec la nourriture japonaise, par exemple.

Alors partons maintenant à la découverte d’une des richesses gastronomiques du Pays du Matin Calme : la street food. Mais souvenez-vous, lorsqu’il s’agit de nourriture, plus c’est rouge plus c’est épicé.

Le kimchi

Tout d’abord, arrêtons-nous sur THE élément-clé de la cuisine coréenne. Bien plus que le riz, c’est le kimchi qui règne en maître sur la cuisine. Impossible pour un Coréen de savourer son repas s’il n’a pas une portion de cet or rouge en accompagnement.
Le kimchi est fait à partir de légumes fermentés. Palais sensibles, s’abstenir ! Mais il faut s’y attendre lors d’un voyage en Asie. Il s’agit d’un plat plus que relevé, puisque les légumes fermentent dans du piment. Le plus courant des kimchi est celui à base de chou chinois, mais il existe en réalité plus de 200 sortes. On en trouve fait avec des radis, du concombre, des pommes de terre, etc.

À la vérité, même si goûter du kimchi peut sembler une très mauvaise idée pour les plus douillets d’entre nous, nous vous conseillons tout de même de tenter l’expérience. L’un des choses les plus surprenantes de la cuisine coréenne réside dans ce point-ci : c’est très épicé, mais avec tellement de subtilité que le goût des autres aliments est sublimé. C’est épicé, mais c’est délicieux. Et très addictif !

Pour la petite anecdote, les Coréens ne disent pas « Cheese ! » mais plutôt « Kimchi ! » lorsqu’ils devant un objectif.

Maintenant que nous avons cerné cet aliment-clé qu’est le kimchi, partons à la découverte de quelques mets.

Que choisir dans la street food ?

La street food est une véritable institution en Corée du Sud, au même titre que les cafés. D’ailleurs, n’hésitez pas à aller lire notre article sur les cafés à Séoul.

Des petits étals débordant de nourriture fumante, à l’odeur alléchante… Les rues de Séoul en regorgent, et surtout les sorties de métro. La street food, c’est un peu le fast food de la cuisine coréenne. Un bon moyen de manger local, pour une somme modique. Ce sont des mets typiques, réconfortants. Surtout les soirs d’hiver, à moins -17 degrés Celsius.

Hotteok

Le hotteok est un dessert à mi-chemin entre le gâteau frit et la crêpe. À l’intérieur, se trouve une garniture au miel, à la cannelle et aux cacahuètes. Il s’agit d’un met très populaire, qui se mange presque brûlant, tout juste sorti de la poêle. Le goût sucré et épicé envahit tous les sens. Attention, très addictif.

(Il existe aussi des hotteok fourrés aux légumes !)

Mandoo

Le mandoo se retrouve dans la street food comme dans de nombreux restaurants. Il s’agit tout simplement d’un ravioli vapeur ou frit, qui peut avoir diverses farces à l’intérieur. Les plus courantes sont celles au boeuf, au porc ou encore au kimchi.

On peut les manger seuls ou dans une délicieuse soupe.

Tteokbokki

Le tteokbokki est la star du street-food par excellence. Ce snack se trouve partout, et se savoure en toute circonstance. C’est un gâteau fait à partir de pâte de riz, mijotant dans une sauce très épicée mais aussi sucrée. On pique ces gâteaux avec un cure-dent, on souffle un peu dessus et on savoure.

Si le tteokbokki de base est tout simple, on en trouve aussi de nombreuses variantes. Il est possible de l’enrichir avec du fromage, des gâteaux de poissons, des calamars, etc. Souvent, on y ajoute un œuf, ce qui atténue le piquant du plat.

Corn dog coréen

Impossible de trouver le terme exact en français mais il s’agit d’un véritable délice qui, comme le tteokbokki, est une vedette des étals.
Les corn dogs sont assez connus aux États-Unis mais les Coréens ont leur propre recette. À noter qu’ils appellent eux-même ce plat « hot-dog » (핫도그), mais ne vous y trompez pas, il ne s’agit pas du tout de l’emblématique street-food new-yorkaise.

Les corn dogs coréens sont des saucisses ressemblant fortement à des Knacki, enrobées de cheddar (ou de la mozarella) et d’une épaisse pâte à beignet. Le tout avec une belle couche de chapelure, et un peu de ketchup. Certaines versions proposent des morceaux de pomme de terre à la place du panko.

Bungeoppang

Une note sucrée avec cette pâtisserie en forme de carpe ! Il s’agit d’un petit gâteau gaufré et fourré à la pâte de haricots rouges sucrée, ou à la crème. On ne commence à voir les stands de bungeoppang qu’à l’approche de l’hiver. Au Japon, cette pâtisserie est appelée taiyaki.

Pour ceux qui ont peur de se perdre dans le choix immense de petits stands proposant ce type de nourriture, voici les endroits que tout foodie se doit absolument de visiter. En avant pour des odeurs, des goûts et des couleurs par milliers.


Le marché de Namdaemun

Namdaemun, c’est la Grande Porte Sud de Séoul. Il s’agit de l’une des Huits Portes cardinales construites à la fin du 14ème siècle, avec le mur de fortification de la ville. La Porte de Namdaemun, qui a été détruite et reconstruite de nombreuses fois, est l’un des trésors nationaux de Corée du Sud.

Mais revenons au marché. Celui de Namdaemun est le plus vieux marché de la capitale, et surtout le plus populaire. Même les locaux vous diront qu’il s’agit d’un incontournable. Il est très animé, et partout où on pose les yeux, il y a des choses à découvrir. Il y a à boire et à manger, sans mauvais jeu de mots. Bien sûr, comme dans de nombreux marchés, on peut également y trouver des bibelots, des vêtements et autres. Mais la street food est sans aucun doute la partie la plus intéressante.

Le marché de Myeondeong

Myeongdeong est surtout connu pour sa multitude de magasins de cosmétiques. Pensez-vous, il y exactement les mêmes enseignes à chaque coin de rue. Mais on oublie souvent que c’est le quartier idéal pour flâner en dégustant quelques délices locaux. On y retrouve des spirales de pommes de terre sur des grands bâtonnets (Hweori Gamja), très ludiques à manger, des petits pains avec un oeuf à l’intérieur (Gyeranppang), ou encore des encornets frits (Ojingeo Twigim).


Le marché de Kwangjang

Ce marché existe depuis 1905, il a donc plus d’une centaine d’années ! Il s’agit principalement d’un marché de textiles, où on peut notamment acheter des hanbok, le vêtement traditionnel coréen, mais on y trouve aussi une street food de qualité.

Profitons-en pour mentionner les kimbap, dont nous n’avons pas encore parlé. Il ressemble beaucoup aux maki japonais, mais avec ses propres goûts. Goûts au pluriel, parce qu’il en existe des dizaines. Au thon, au bœuf, aux légumes, au fromage, au kimchi, etc… Le kimbap, c’est un peu le sandwich coréen, leur nourriture sur le pouce. C’est ce qu’on achète lorsqu’on a pas eu le temps de préparer quelque chose pour le repas, ou qu’on part en pique-nique. Et comme de nombreux plats en Corée, c’est délicieux !

Si vous souhaitez en savoir plus sur la vie à Séoul, direction notre article Où sortir à Séoul !

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